Une enveloppe de plus de 21 milliards par an
Le budget wallon initial 2026 prévoit 21,3 milliards d'euros de dépenses pour 21,5 milliards de recettes. Près de la moitié file vers les pouvoirs locaux, l'action sociale et la santé.
L'évolution recettes / dépenses (vue nette)
Recettes courantes (hors nouveaux emprunts) et dépenses hors amortissements de dette, en milliards d'euros, depuis 2016. Le chiffre rouge dans l'écart ombré indique le besoin de financement de l'année (recettes courantes − dépenses hors amortissements). Cette vue neutralise les effets de roulement de la dette pour révéler la dynamique économique réelle du budget.
Le solde brut cache un besoin de financement bien plus profond
En 2026, le budget affiche un excédent apparent de +150 M€. Mais en retirant les 4 milliards d'emprunts au Titre III des recettes et les 1,1 milliard d'amortissements de la dette des dépenses, le vrai besoin de financement est de 2,8 milliards d'euros.
Anatomie du budget 2026
Comment 17,4 Md€ de recettes courantes financent 21,3 Md€ de dépenses. La barre rouge représente le déficit, comblé par de nouveaux emprunts (4 Md€) qui couvrent aussi le remboursement de la dette existante (1,1 Md€).
Évolution des indicateurs de financement
Solde brut budgétaire (excédent apparent) vs solde de financement réel (besoin d'emprunts nouveaux). Le solde primaire exclut les charges d'intérêt.
Charges de la dette : intérêts annuels vs encours total
Les charges d'intérêts (barres, depuis 2015) sont restées stables autour de 260-365 M€ jusqu'en 2021, avant de presque tripler pour atteindre 758 M€ en 2026 — conséquence de la hausse des taux et de l'explosion de l'encours de dette nette (ligne, renseignée depuis 2022), passé de 17,2 Md€ fin 2021 à 27,9 Md€ projeté fin 2025 (+62 %).
La dynamique budgétaire
Depuis 2015, les dépenses de liquidation ont progressé de près de 71 % (de 12,5 à 21,3 milliards d'euros). Le rythme n'est pas uniforme : certaines divisions explosent, d'autres reculent.
Le rapport recettes / dépenses (vue nette)
Recettes courantes (hors nouveaux emprunts) et dépenses hors amortissements de dette. L'écart entre les deux barres donne le solde net hors effets de roulement de la dette.
La croissance par division (2015 → 2026)
Variation cumulée des crédits de liquidation par division organique sur douze ans (divisions présentes en 2015 et 2026). En vert, les divisions en hausse ; en rouge, celles en baisse.
Où va l'argent ?
Treemap des 21 milliards : chaque rectangle représente une division organique. La surface est proportionnelle au montant. Cliquez pour explorer les programmes.
Comment la composition du budget a évolué
Chaque bande montre la part d'une division dans l'enveloppe totale, normalisée à 100 %. Les divisions sont ordonnées par taille en 2026. Les changements de hauteur d'une bande dans le temps reflètent un déplacement des priorités budgétaires.
L'évolution de la part de chaque division (% du budget)
Une mini-trajectoire par division. La zone colorée représente l'écart à la moyenne 2022-2026 ; la ligne rouge, la part annuelle. Triées par poids en 2026.
Les vingt plus gros programmes
Au-delà des divisions, le découpage par programme révèle les grandes politiques publiques. Les dotations Santé, le FOREM et la dette dominent.
Top postes : les grandes politiques publiques
Au-delà des divisions et programmes administratifs, voici les grandes lignes thématiques où l'argent file réellement. Catégorisation des 2 029 articles 2026 en 51 postes politiques.
Les 15 plus gros postes 2026 (liquidation, hors amortissements)
L'AVIQ (Agence wallonne pour une Vie de Qualité) capte à elle seule plus de 7 Md€ — allocations familiales, missions santé/handicap, accords non-marchand. Le Fonds des communes et les dispositifs FOREM viennent juste derrière.
Le poids des portefeuilles ministériels
Le gouvernement Dolimont/Jeholet (2024—2029) répartit les compétences entre huit ministres. Voici qui contrôle quel volume budgétaire.
D'où vient l'argent ?
Les recettes wallonnes se répartissent entre trois titres : les recettes courantes (impôts, taxes), les recettes en capital, et — fait notable en 2026 — 4 milliards de produits d'emprunts.
Composition détaillée des recettes
Évolution annuelle par grande catégorie : transferts du Fédéral (loi spéciale, 6e réforme, IPP), transferts de la Communauté française (accords Sainte-Émilie), fiscalité régionale propre (droits d'enregistrement, succession, taxe circulation), et produits d'emprunts. La Wallonie dépend à plus de 70 % de transferts ; sa fiscalité propre représente environ 16 % des recettes.
Explorer en profondeur
Du général au particulier : commencez par la Région entière, descendez par division, puis par programme, puis par article de base. À chaque niveau, l'évolution des dépenses depuis 2015 est visible.
La table complète, programme par programme
Pour les recherches ciblées : tous les programmes du budget, comparés sur cinq exercices, dépliables par article de base. Recherche, tri et filtres par division ou ministre.